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focus sur la miséricorde, la notion, les bases

en ce jour de la Sainte Faustine un retour sur la notion que Jésus lui a révélé.

comme le pétrole pour l'Arabie ou le gaz pour la Russie, la miséricorde de Jésus pour son peuple est ce que la Pologne a apporté au monde au vingtième siècle.

depuis longtemps se succédaient des apparitions de Marie prévenant

le monde de grave danger s'il ne se convertissait pas.

à force, ces messages auraient pu produire sur les esprits fragiles, l'image d'une divinité irritable et mal intentionnée.

cela aurait éloigné... ceux qui ont le plus besoin de lui.

alors Jésus eut une idée...

il est apparut entre les deux guerres mondiales à une religieuse polonaise du nom de Faustine, pour rappeler l'immensité de son pardon à ceux qui se convertiraient, même

les plus grands pécheurs.

au centre de son enseignement, la même chose que dans l’évangile : l'attitude du père qui prend sous son aile l'enfant : cet amour désinteressé, sans arrière pensé appelé la pitié ou mieux encore miséricorde.

le journal, que sœur Faustine tenait de ces dialogues fait d'elle l'auteur de

langue polonaise le plus lu au monde, devant nos prix nobels de littérature.

l'histoire ne s'arrête pas là.

Jésus annonçait le royaume, précédé du jugement, un temps de justice lui même précédé

d'un temps de miséricorde.

en ce basant la dessus, le pape François premier a ouvert une année de la miséricorde par une lettre spéciale, proposant l'indulgence à tous jusqu'au novembre 2016.

il est plus que temps de profiter de cette grande fête du pardon.

comme l'a dit le docteur Wanda dans une récente conférence, après le temps de

la miséricorde, viendra "le temps de la justice". comme elle dit...

voyons donc point par point ce que le pape propose pour cette année spéciale...

m comme "miłość" (amour en polonais)

le mot polonais "miłosierdzie" est très proche du mot "miłość" qui veut dire amour. pourquoi donc Jésus aurait il voulu ajouter cette notion compliquée, lui dont nous disons depuis 2000 ans qu'il est "amour", tout simplement... hé bien il se trouve que le mot "amour" a été mis à toute les sauces depuis trop longtemps.

on pourrait paraphraser Jerry Rubin se plaignant de la confiscation du mot "révolution" par la publicité. il répondait au système par une avalanche d'injures, prétextant que "ces mots là", jamais il ne les lui voleront...

hé bien là c'est pareil la sémantique théologique a aussi pour but d'éloigner du mystère tous ceux qui le souilleraient. les théologiens professionnel ne Vous l'avouerons peut être pas, mais ils sont par leur langue hermétique des gardiens du mystère, comme les juristes gardien de la loi. alors bref n'ayons pas peur des mots.
on dit qu'"il est miséricorde" mais, encore et toujours, on veut dire qu'"il est amour". que les mots ne soient pas des murs entre lui et nous mais des ponts. c'est le propre de la véritable communion et communication. 

i comme les "indulgences"

pour cette année particulière, temps fort comparable à l'année de la foi du pape Benoit ou à l'année jubilaire 2000 du pape Jean Paul, le pape François a ouvert la possibilité de recevoir une indulgence à certaines conditions. l'indulgence est par exemple un cadeau de fin de pèlerinage à Saint Jacques ou au mont Saint Michel. d'ailleurs en Bretagne, les pèlerinages collectifs se nomment encore des "grands pardons", jusqu'à aujourd'hui. en 2016 le grand pardon ("wielka pokuta") à Czestochowa ressemble 120 000 polonais, plusieurs fois plus que toutes les manifestations pro avortement de Varsovie, pourtant bien plus détaillées dans les média français.

absent du vocabulaire français, la notion d'indulgence a été longtemps souillée par la pratique des banquiers du bas moyen age qui en avaient fait un papier de valeur, cessible presque comme un chèque banal. les ennemis de l'Eglise ont exploité, comme les banquiers, cette faille logique pour en dire du mal. dans les faits c'est une grâce que Jésus accorde par l'Eglise (à qui il a transmis ce pouvoir) dans les condition énoncées par celle ci.

s comme "se confesser"

La première condition pour obtenir cette indulgence est la confession. Pour cela des horaires sont normalement fixés par chaque curé de paroisse qui peut accueillir les pénitents voulant recevoir le pardon de Jésus. Va pour la France. Côté polonais, rien ne change, avec des confessionnaux ouverts toute l’année dans les grandes villes. Certaines arrivent quand même à innover, comme Wroclaw, avec un confessionnal ouvert 24 heures sur 24 comme les postes de police. D’autres villes polonaises organisent une « nuit des confessionnaux », sur le modèle de la nuit des musées, initiée par Berlin et copiée dans toute l’Europe. En France, la possibilité de se confesser 24 heures sur 24 est proposée par exemple à Bayonne.

e comme "eucharistie"

La confession permet beaucoup de choses (en plus des avantages psychologiques tellement considérables qu’ils ont tendance à occulter le reste…) qu’ont peut regrouper en 2 catégories. Elle permet de vivre heureux ou de mourir heureux. Bien souvent c’est la deuxième qui décide à passer à l’acte. On a vu tel roi de France ou empereur romain retarder la confession jusqu’au lit de mort… tout en étant catholique convaincu (parce qu’on peut ajouter tous ceux qui retardent carrément la conversion) selon le mot de Salisbury « vivre c’est retarder »…

En ce qui nous intéresse la confession (et l’absolution quant on a été sage…) doit permettre la communion au corps du Christ pendant la messe. Cette participation à l’eucharistie, de préférence dans une église ayant reçu le rang de « porte de la miséricorde » comme un sanctuaire marial, est la deuxième condition à remplir.

r comme "repentir" sans "moindre attachement au mal"

Le pécheur doit, pas nécessairement dans cette ordre, éprouver un tel repentir de ses péchés qu’il prend non seulement la décision de ne pas recommencer (comme à une confession « ordinaire ») mais aussi couper tout lien, quel-il-soit, avec le péché. Il s’engage à vivre en enfant de lumière né « pour une vie éternelle » selon le mot de Jésus. il serait tentant de conseiller, quand c'est difficile, de se séparer d'un péché à la fois, pas à pas, progressivement. mais il nous est justement demandé d'aller au delà de ce calcul.

plus qu'en ses capacités, il faut avoir confiance en la puissance divine, pour passer de l'impossible au possible. "fais ce que tu dois, disait Saint François d'assise, puis fais ce que tu peux et un jour tu te retrouveras à faire ce que tu ne peux pas."

i comme "intentions" (celles de prière)

L’autre condition est de prier pour les intentions que le pape fixe pour tel mois, tel jour, ou telle année. Ce sont normalement deux phrases (une intention générale et une missionnaire) affichées dans tout bon calendrier chrétien. En Pologne on les trouve, y compris en dehors de l’année de la miséricorde, affichées aux portes des églises. Quand on ne les connaît pas, on dire par exemple dans son cœur « pour les intentions du pape » comme quand on prie pour une personne, dont on ne connaît pas le prénom.

c comme sacré "cœur"

le cœur de Jésus, bien connu des français depuis les apparitions de la rue du bac à Paris, est destinataire de ces prières dans les intentions collectives de l'Eglise. sœur Faustine voyait deux deux rayons en sortir, un rouge et un blanc, guidé par la main que Jésus portait à son cœur. cette vision là est à rapprocher de celle de la rue du bac, où Sainte Marie aurait montré à sainte Catherine Labouré plein de rayons colorés tombant vers la terre, en partant des étoiles autour d'elle.

certains de ces étoiles ne envoyait pas de rayons alors qu'elles brillaient dans le ciel. quand la petite française lui demanda pourquoi, la Sainte Marie aurait répondu que ce sont toutes "les grâce, que les gens ne demandent pas". alors, voyez Vous, il ne faut pas avoir peur de demander des grâces à ciel qui "brille de" nous aider.

o comme "obtenir un don gratuit"

Une fois les conditions réunies l’indulgence (dite « plénière » quand le renoncement au péché est totale. mais Sainte Catherine de Genès disait que c’est très dur.) est accordée comme un don gratuit du ciel. Par exemple une âme du purgatoire, que l‘on peut même choisir, se voit transférée vers le ciel.

On peut recevoir cette grâce de l’Eglise jusqu’à une fois par jour. Ce qui signifier que pendant toute l’année de la miséricorde, chaque catholique a la possibilité, en théorie, de libérer presque 365 personnes du purgatoire, sauf les jours où ils n’a y pas de messe. Mais même ces jours là, comme le vendredi saint, il peut y avoir communion quand il reste des hosties de la messe précédente.

r comme "reconnaissance" du don reçu

Les âmes passées dans le ciel se rappellent la prière qui les a aidés. Elles voient mieux que nous ne voyons et répondent, par la prière, dans l’amour tout puissance où elles brillent. Sainte Catherine s’étonnait même de recevoir ce qu’elle demandait, plus vite par les âmes sortant du purgatoire, que quand elle le demandait aux saints du ciel déjà installés. Lors d’une apparition de telle âmes (mais je ne me rappelle plus qu’elle ancêtre s’était.) la voyante avait demandé s’ils ne l’oublieraient pas une fois au ciel. La personne, en rentrant au ciel, aurait répondu « l’ingratitude n’est jamais entrée au paradis ».

d comme "dziennik" (le petit journal)

Le journal de sœur Faustine tient son nom, comme en français, du mot « dzien » jour. Sont consignées dedans les dialogues de l’âme de la sainte avec Jésus. Comme d'autres, avant et sans doute après elle, sainte Faustine a donc été sur terre l’apôtre de la miséricorde et du pardon des péchés. Il a fallut du temps pour que l’Eglise reconnaisse le caractère potentiellement surnaturel de ces révélations. (Potentiellement, car les révélations privées ne sont pas un dogme, auquel les fidèles seraient tenus de croire.) quand le cardinal Wojtyla voulait étudier ce journal manuscrit il devait faire le déplacement jusqu’au couvent de la futur sainte, les supérieurs s’opposant à ce que le document sorte dehors en territoire communiste, même sous le manteau.

e comme l' "Eglise"

La lettre apostolique du pape François, reconnaissant ce culte comme l’avait fait le pape Jean Paul deux, offre une voie claire nette et précise de chemin de paix et de réconciliation. Il y a des mots qui en français sonnent parfois suspect pour des raisons historiques. (C’est ainsi que le mot « dogme » sonne beaucoup plus rassurant en polonais où il n’a pas de connotation péjorative.) mais il ne faudrait pas qu’une pudibonderie complexée nous coupe de l’amour de nos ancêtres ou de toutes les personnes, vivantes ou mortes, qui ont besoin de nos prières.

Bien sûr hors de l’année de la miséricorde il sera toujours temps de prier le ciel et possible de recevoir ses grâces. Par exemple le rosaire de la miséricorde divine, une prière brève mais complexe nécessitant l’emploi d’un chapelet, est doté par le Vatican d’indulgence pour toute personne qui le dit sur le territoire polonais.

Cette union de prière permet de faire corps avec l’Eglise militante. courrez donc vite avant fin novembre dans toutes les chapelles et église de France ! une grâce, y compris un sacrement de l'Eglise, est reçu pour être partagé !

Tag(s) : #polonais célèbres, #évènementcommémoration, #pitié pour les gens

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